Qualité des praticiens
Un petit mot...
... qui chez moi fait beaucoup de paroles...
Quand il s’agit de thérapeutes et de médecins face à des
maladies récalcitrantes, il est vrai qu’on peut tous les
mettre dans le même sac... à condition de compartimenter.
Point 1 : la qualité des prestations et les sous. On
admet généralement qu’il y a un (one !) bon médecin sur
dix. La même règle est d’application pour les thérapeutes.
Ca fait un joli déchet. Donc déjà pas facile de trouver un
bon praticien pour une plainte commune. Une plus petite partie
des médecins et une plus grande partie des thérapeutes vit du
traitement de maladies récalcitrantes et difficiles, comme les
acouphènes. Il faut avouer qu’une partie d’entre eux sont
des ‘laitiers’, qui se réjouissent de traire ces
‘vaches’ très productives. Ce n’est pas très agréable
d’être considéré comme une vache à lait... mais c’est la
réalité des choses. Rien n’est plus intéressant pour un
praticien qui a peu de scrupules que ces patients que personne
n’arrive à guérir et qui marchent à l’espoir (ou au désespoir).
Il faut si peu d’adresse pour profiter d’eux... et il suffit
d’un coup de chance de temps en temps pour garnir sa clientèle.
À côté de cela il y a quand même un certain nombre de
praticiens sérieux, qui craignent la publicité intempestive,
qui savent que cela peut parfois valoir la peine d’entamer le
traitement d’une maladie dont on ne peut pas nécessairement
garantir le succès (d’ailleurs quel médecin veut signer un
contrat pour garantir la guérison de n’importe quelle maladie
? ... faites le test).
Mais bon, si la demande du patient est là, s’il y a une
possibilité de l’améliorer et de guérir, même si elle est
petite... mais si c’est une des rares possibilités, je trouve
qu’on peut toujours tenter sa chance... avec des objectifs
bien précis en termes du nombre (ou de la durée) des
traitements et donc de l’investissement consenti. Dans cette
approche il n’y a pas de trompeur ni de trompé. Il y a un
consensus sur une tentative commune bien délimitée. Si un médecin
ou thérapeute vous parle ce type de langage, tout en
reconnaissant ses propres limites... il y a des chances que vous
êtes en de bonnes mains.
Point 2 : le thérapeute ou le médecin qui ne veut pas
se faire connaître (provisoirement) sur un forum public. Cela
peut arriver aussi dans les cas de traitements de maladies récalcitrantes.
Prenons un cas vécu (rien ne vaut les expériences réelles). A
un certain moment j’avais mis au point (comme d’habitude
dans ce genre de choses le hasard m’avait un peu aidé) un
traitement pour une maladie récalcitrante et considérée comme
inguérissable par la médecine occidentale et la majorité des
médecines alternatives. Or les bons résultats obtenus se
limitaient à un tout petit nombre de patients. J’étais évidemment
enthousiaste et je voulais essayer le traitement sur un plus
grand nombre. Je contactai donc l’association de patients de
la maladie concernée. Leur réaction fut très enthousiaste et
ils voulaient immédiatement envoyer une lettre circulaire à
tous leurs membres pour les informer de cette bonne nouvelle.
Voilà ce que je voulais éviter coûte que coûte. Mon expérience
limitée ne suffisait pas pour tirer des conclusions générales.
Au contraire, avant de faire une première communication, il
fallait vérifier l’efficacité sur un plus grand nombre dans
le cadre d’une recherche qui ait au moins quelques bases
scientifiques. En plus, j’étais conscient du fait que
l’annonce prématurée de ce traitement pouvait créer énormément
d’espoir... qui après-coup pouvait s’avérer être un faux
espoir. J’ai vraiment dû insister lourdement auprès de cette
organisation pour respecter la discrétion que j’exigeais.
D’un certain point de vue, j’étais bête... car après des
années d’étude et de recherche j’aurais pu être bien
content de voir affluer une masse de malades qui venait dépenser
ses petits (voire ses grands) sous chez moi. Cela aurait
joliment garni mon escarcelle.
Or il est un point important, qui je le crois,
compte pour tout médecin ou thérapeute sérieux : face à la
souffrance auquel il est confronté chaque jour, rien n’est
pire que le faux espoir, la déception et finalement le désespoir
qui en découle. La règle, c’est d’être circonspect et de
progresser pas à pas. Donc il faut être discret... jusqu’au
jour où la preuve est là, qu’on peut réellement améliorer
et guérir telle ou telle maladie, mieux ou plus rapidement que
les autres méthodes existantes. Dès ce moment, la règle est
de parler, de se faire connaître et d’en faire profiter un
maximum de malades. Et tant mieux si à ce moment cela représente
un gain financier. Qui s’en plaindra ?
Pour revenir au cas qui a inspiré cette intervention : quand on
a le culot de prétendre qu’on guérit telle ou telle maladie
‘au kilomètre’ ou à 80%, il n’y a plus de raison d’être
discret. Car c’est là que la discrétion devient suspecte.
Cette fois-ci pas question de médecine chinoise... mais
quelques éléments d’appréciation utiles dans le mode
d’emploi des médecins et thérapeutes qui se consacrent au
traitement des maladies récalcitrantes. Il ne faut pas être
trop méfiant (cela nuit à la relation avec votre praticien et
aux résultats), mais il ne faut pas être crédule non plus
(cela nuit à la bonne humeur et au portefeuille... et il y a un
lien constant entre les deux ; peut-être parce que tant
d’hommes portent leur portefeuille sur leur coeur ?)
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