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Chinoise
grippe prévention |
Après la grippe aviaire, la grippe porcine : prévention ici et maintenant
La
médecine chinoise a sa façon bien à elle d'aborder la prévention.
Dans ce registre, il faut de prime abord abandonner la notion de
la prévention précise vis à vis d'un virus défini. La médecine
chinoise fonctionne différemment. Son rôle primordial est de
conditionner l'immunité de la personne afin d'optimiser au
mieux la résistance de l'individu à la contagion, de quelque
virus que ce soit.
Les bases
Avant d'approfondir quelques règles
de prévention, il faut poser le question de savoir quelle peut
être la valeur et l'efficacité de cette approche par rapport,
par exemple, aux vaccins antigrippaux. Et pour cela il faut se
poser la question de savoir quelles sont les particularités de
ces virus de la grippe.
Du point de vue de la prévention,
leur particularité est triple :
Il apparaît constamment de
nouveaux virus et cela pose un réel problème pour la
vaccination. Pour les virus peu agressifs et dont la diffusion
est lente, les laboratoires ont le temps de composer un vaccin,
qui sera d'abord diffusé aux personnes à risque, c'est à dire
la frange de la population dont les défenses sont affaiblies
par l'âge ou par la maladie. Les risques d'une pandémie sont
faibles.
Mais quand il s'agit d'un
nouveau virus inconnu et très virulent, qui en plus possède la
faculté de produire des variantes multiples au départ d'une
souche première, il y a le danger des délais : il peut en
effet arriver que la maladie se disperse avant que les
laboratoires n'aient eu le temps de mettre au point un vaccin,
voire des médicaments efficaces. Dans le cas de la grippe
présente, les laboratoires auront leurs premiers vaccins prêts
au plus tôt pour septembre. Sachons cependant qu'ils concernent
la souche actuellement identifiée. Si le virus mute (ce qu'on
craint) cette première action vaccinale n'offrira qu'une
protection partielle et il faudra développer un nouveau vaccin,
ce qui prendra encore près de six mois.
Ici la médecine chinoise présente
toute son utilité : grâce à ses effets positifs sur les défenses
actives du corps et donc sur les mécanismes immunitaires, elle
permet de mieux protéger contre la contagion et, quand atteinte
il y a, de permettre que le malade puisse mieux résister à la
maladie. C'est sans doute un aspect que les autorités médicales
feraient bien de ne pas ignorer.
Les principes de la prévention
Nous nous tenons ici à la prévention
de la grippe. Dans celle-ci il y a deux conditions qui affectent
directement le potentiel du développement de la maladie chez
une personne.
Tout d'abord il y a la qualité
du système immunitaire superficiel. C'est lui qui nous protège
contre les contaminations courantes d'origine externe, comme les
virus. Suivant la médecine chinoise un déficit du système
immunitaire superficiel se manifeste
par deux aspects faciles à reconnaître. Le premier est une
sudation anormale. Comme l'énergie qui défend le corps contre
les agressions externes régit le comportement des pores, une
transpiration anormale indique que cette énergie est perturbée
et qu'elle ne s'acquitte pas convenablement de sa tâche de
protection. Le deuxième aspect est qu'on est facilement
enrhumé. C'est un indicateur direct.
Voyons immédiatement comment
renforcer cette faiblesse. Il faut certainement bien s'habiller
pour protéger le corps contre les variations de température.
Quand l'énergie immunitaire est affaiblie, le corps ne peut
pas s'adapter convenablement aux changements climatiques et ces
derniers contribueront encore à fragiliser les défenses. En
plus, en période d'épidémie et quand on doit côtoyer de
nombreuses personnes, l'emploi d'un masque protecteur peut être
utile. Cela se fait déjà couramment en Asie et sans doute cet
usage se généralisera aussi en Occident. Quand on est enrhumé,
c'est d'ailleurs un geste de courtoisie vis à vis de nos
semblables, car nous diminuons le risque de les contaminer. Une
hygiène un peu plus stricte que d'habitude est plus qu'utile.
On se lavera donc plus souvent les mains. Puis
il faut penser à renforcer les mécanismes immunitaires
superficiels. Grâce à près de trente siècles d'observation
et d'expérience, la médecine chinoise a développé quelques
traitements spécifiques, notamment par les herbes médicinales,
l'acupuncture, la diététique et le qigong. Votre docteur
chinois peut vous conseiller utilement en la matière.
Le deuxième aspect qui
conditionne le potentiel de contagion chez un individu, est
celui de son milieu interne. Comme la grippe est le plus souvent
une maladie de la chaleur, elle a le plus de chances de se développer
de façon plus ou moins grave chez une personne dont le terrain
est marqué par la chaleur. Cette condition est facile à
reconnaître : un teint rouge ou le rougissement facile, de la
nervosité et de l'agitation, les yeux rouges, ne pas bien
supporter la chaleur, préférer boire froid, etc. Plus il y a
de chaleur, plus ces signes seront marqués. Il y a de nombreux
facteurs qui peuvent favoriser la formation de ce type de
terrain. Notons spécialement une alimentation trop riche et
trop échauffante et un trop plein d'émotions (notamment le
stress, les émotions rentrées, etc.) De ce point de vue il
convient donc d'opter pour une alimentation plus légère et plus
simple et de rechercher une vie émotionnelle plus sereine. La
chaleur étant établie, on peut aussi l'éliminer par des
traitements spécifiques de la médecine chinoise. Là aussi le
recours à votre médecin chinois peut aider de façon
significative.
Pour la grippe A1(H1N1), il y
a une élément de risque complémentaire : elle semble créer
volontiers des complications pulmonaires. Les personnes qui souffrent
donc de ce type de désordre (asthme, emphysème, etc.) et
surtout les enfants et les seniors, devront encore être plus
attentifs.
Ces quelques aspects ci-dessus
sont évidemment décrits de façon fort succincte. Toutes les
personnes sont différentes et le profil de leur sensibilité
aux contaminations virales et autres l'est aussi. L'approche
globale de la médecine chinoise permet de les appréhender et
ainsi d'optimiser la condition immunitaire d'un individu.
On peut se poser la question de savoir que quand on a suivi toutes ces règles
et qu'on a optimisé sa condition, on sera protégé
parfaitement contre toutes les atteintes virales? Il faut répondre
par la négative. Tout d'abord, la perfection n'existe pas. Puis
il apparaît de temps en temps des virus ou des microbes qui
sont tellement virulents et puissants, qu'ils peuvent franchir
les barrières les plus solides. Ayant travaillé à son immunité,
on saura qu'on est dans la condition optimale pour engager la
lutte contre l'envahisseur. Et à ce moment, on mettra les
meilleures chances de son côté en combinant les soins de la médecine
biomédicale et de la médecine chinoise
En conclusion, faut-il opter
pour la vaccination ou pour un traitement préventif en
médecine chinoise? .La question ne se pose pas. Comme la
vaccination n'est pas obligatoire, il s'agit d'un choix
personnel. Les autorités la conseillent chaudement. D'autre
part, un certain nombre de professionnels de la santé et de
personnes privées expriment certaines craintes par rapport à
la validation de ce produit, développé et mis sur le marché
trop rapidement selon leur opinion. Cela vaut la peine de bien
se renseigner et de consulter son médecin de famille et son
médecin chinois.
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